Mutuelle : pas de nouvelle, bonne nouvelle !

Santé et brouzoufsNous vous avions précédemment parlé de la négociation portant sur une revue de notre assurance mutuelle santé et prévoyance (cf. notre blog Intranet). Cette négociation vient de se solder par un échec, mais est-ce grave ?

Aujourd’hui notre assurance santé/prévoyance est bien définie par un accord d’entreprise, en vigueur depuis plusieurs années, avec le GAN comme assureur. Cet accord définit les règles applicables et les garanties dont nous bénéficions. Cet avantage social va rester en vigueur dans les mêmes conditions que lors des dernières années, rien de grave donc. Et vous êtes très nombreux à être satisfaits de cette couverture à laquelle il est logique que nous tenions tant notre vie peut y être associée. D’ailleurs, de l’avis même d’experts, notre couverture est d’un très haut niveau par rapport à ce qui existe dans les entreprises françaises, ce qui reste logique dans une entreprise « High Performance » et en ligne avec ce qu’on peut attendre.

Certes, cette assurance n’est pas gratuite et ses coûts augmentent, mais cela est en ligne avec les augmentations constatées sur ce marché : d’une part les dépenses augmentent avec les évolutions de la législation et les lois de finances de la sécurité sociale, et d’autre part notre consommation moyenne a augmenté, en raison en partie d’un vieillissement de la population mais aussi avec des évènements imprévus comme des décès hélas. Nous avons déjà pris nos responsabilités ces dernières années en mettant en place avec Accenture et l’assureur des mesures permettant de limiter les augmentations (comme des changements de règles sur l’optique destinés à éviter de gonfler les bénéfices des opticiens ou l’utilisation des mutuelles des conjoints en premier lieu avant l’utilisation de la mutuelle Accenture). L’assureur reste vigilant sur nos dépenses car notre contrat lui a coûté de l’argent ces dernières années (ce qui en passant était donc à notre avantage) et d’autres augmentations sont probables sur les prochaines années.

Il apparait que la grande majorité d’entre vous comprend et accepte les augmentations du coût de notre mutuelle. Mais peu d’entre vous comprennent que cette mutuelle est un bien commun et qu’il faut ainsi avoir des comportements prudents pour limiter ces augmentations. Nous vous invitons ainsi à être attentifs aux dépenses de santé pouvant vous concerner : être raisonnable dans les dépenses d’optique, ne pas accepter aveuglément les dépassements d’honoraires ou demander à bénéficier du 100% pour les maladies longues contribue par exemple à limiter les augmentations du coût de notre mutuelle. La règle à retenir est que lorsque vous êtes remboursés, ce n’est pas gratuit c’est bien vous qui payez (en partie certes, mais une part non négligeable pour de nombreuses dépenses).

Accenture pour sa part semble ne pas comprendre et ne pas accepter les augmentations du coût de notre mutuelle. C’est bien la principale raison de l’échec des négociations qui viennent de se terminer. Accenture proposait des changements allant uniquement dans le sens de la limitation du coût pour Accenture, en refusant par exemple de maintenir son taux de participation à 68% : ils souhaitaient descendre à 60%, soit une augmentation pour vous de 25% sur vos fiches de paie en passant de 32% à 40%. Durant cette négociation, il est ainsi apparu évident qu’Accenture cherchait à économiser et à faire payer davantage les salariés sans n’apporter aucune contrepartie : le contexte de nos marges opérationnelles qui baissent semble l’explication. Mais dans une négociation, lorsqu’il n’y a pas de propositions gagnant-gagnant nous refusons de signer. Et en l’occurrence, rien dans les proposition de la Direction n’était à votre avantage et notre refus de signer était d’autant plus justifié que nous préférions l’accord qui reste en vigueur et qui convient à tous. Certes, Accenture a déjà menacé de revoir à la baisse la négociation salariale de cette année en l’absence d’économies sur ce poste santé. Logique : s’ils ne parviennent pas à gagner de l’argent d’un côté, ils chercheront à en gagner d’un autre.

Sur ce sujet comme sur celui de la mutuelle, nous nous montrerons vigilants, responsables et constructifs, afin de protéger votre Total Reward.

NB : lien vers notre accord actuellement en vigueur : https://sites.accenture.com/publishing/FranceHR/SAV_27052014/Relations_sociales/Documents/Accord%20de%20Groupe%20-%20Régime%20frais%20de%20santé%20et%20prévoyance%20signé%20le%2021%20mai%202008.pdf

(NDLR, Accord signé par la CFE-CGC et la CFDT)