Une journée pour la bienveillance…

Le 8 mars, c’est la journée internationale du droit des femmes, ce qui ne veut pas dire que les autres jours de l’année, les femmes ne devraient avoir aucun droit, ou devraient être discriminées, même si dans les faits… (Selon un rapport du forum économique mondial, si les choses continuent d’évoluer à ce rythme, l’égalité des hommes et des femmes au travail ne serait pas atteinte avant 2186, dans 170 ans.)

Le 13 novembre (initialement le 3 novembre), c’est la journée de la gentillesse, ce qui ne veut pas dire que les autres jours…

La gentillesse, nous parlerons plutôt de la bienveillance, tant le mot « gentillesse » est étranger à l’entreprise, à mille lieues du terrain, perçu comme un signe de faiblesse. La compétition fait rage, il faut réaliser les objectifs de plus en plus élevés, faire du chiffre, se battre… Il n’y aurait pas de place pour tout le monde dans ce contexte de crise, et le meilleur moyen de s’en sortir serait encore d’écraser les autres.

Donc la bienveillance en entreprise ? Une utopie ?

Non, car nous le savons tous, plus que les challenges techniques, ce sont les relations que l’on a avec les autres qui accroissent la difficulté du travail, où le rendent plus facile. C’est la collaboration plus que la compétition qui permet à un groupe de s’en sortir.

Mais qu’est-ce que la bienveillance en entreprise ? Comment s’y prendre, sans tomber dans la naïveté, ou dans la manipulation ?

La bienveillance, c’est simplement faire preuve d’humanité, de sympathie, et faire en sorte que nos collègues se sentent mieux. Et s’ils se sentent mieux, ils seront aussi plus efficaces.

Car ouvrons les yeux, le 8 octobre (journée mondiale de la vue) et les autres jours, l’explosion du nombre de jours arrêts maladie et de cas de burn-out, montre bien qu’il y a un problème.

Mais comment être bienveillant, alors que le travail est souvent si difficile, que l’on est surmené, à bout de nerfs, que l’on n’y arrive pas ?

Commençons par prendre la vie avec philosophie et avec un peu de recul, même si nous ne sommes pas le 3e jeudi de novembre (journée mondiale de la philosophie).

Relativisons, prenons le temps d’écouter. La bienveillance, c’est commencer par se mettre à la place de l’autre, essayer de le comprendre, reconnaître ses qualités, même si tout n’est pas parfait, lui laisser un droit à l’erreur , nous ne sommes pas parfaits non plus, et montrer un peu de sympathie.

Car enfin, nous sommes avant tout des êtres bourrés de qualités humaines, et les relations que nous nouons au travail sont plus importantes que le reste. « Il n’est de luxe véritable que dans les relations humaines » disait Antoine de St Exupéry.

Célébrons la bienveillance au travail, nous pourrons alors sourire un peu plus souvent, même si ce n’est pas le 1er vendredi d’octobre (journée mondiale du sourire). Ceci nous permettra de nous sentir mieux, et de garder notre santé mentale (même si nous ne sommes pas le 10 octobre, journée mondiale de la santé mentale).

Quittons un peu plus tôt de temps en temps, pour aller boire une bière (avec modération) entre collègues même si nous ne sommes pas le 1er vendredi d’août (journée international de la bière).

Et nous pourrions alors éprouver un peu plus de bonheur, et pas seulement le 20 mars (qui est, vous l’avez compris, la journée internationale du bonheur).

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