Prime Macron : Accenture monte au créneau… avec quel degré de générosité ?

La prime Macron a fait couler beaucoup d’encre lors de cette fin d’année 2018 et de nombreuses grandes entreprises ont joué le jeu. Nous nous sommes penchés sur les enjeux de ce dispositif et la façon dont se situe Accenture sur la « côte de générosité » qui en a découlé.

Pour mémoire, le principe est de permettre aux entreprises qui le peuvent (et le souhaitent bien entendu 😉) de verser à leurs salariés une prime pouvant aller jusqu’à 1 000€ défiscalisée et « désocialisée ».

Si à l’origine l’idée était de cibler les très bas salaires le gouvernement a finalement relevé la limite aux personnes touchant jusqu’à 3600 € nets par mois (soit 3 SMICs). Une partie des salariés du groupe Accenture sont donc, à priori, « éligibles » à cette prime exceptionnelle.

Accenture a décidé de mettre en place ce dispositif avec les modalités suivantes chez Accenture SAS AIS, et ATS : attribution d’une prime de 750 € nets aux salariés gagnant moins de 2 SMICs par mois pour la ”base temps plein” (soit 35 964 € par an). Sont concernées : 494 personnes pour SAS et environ 600 personnes pour ATS.

Nous vous laissons juges du degré de générosité d’Accenture… Pour notre part nous regrettons que malgré la demande de discussions, formulée par votre équipe myCFE-CGC dès la première semaine de décembre, la direction a préféré décider seule des modalités de distribution.

Pour finir, notons tout de même que si cette démarche a été globalement très suivie par les grandes entreprises, ces dernières y trouvent bien sûr un intérêt au-delà de booster la motivation d’une partie de leurs salariés à moindre coût ou de participer à la hausse de la consommation induite annoncée par certains économistes.

Il s’agit pour elles d’une « mise de la main à la poche » moins impactante que ne pourraient l’être d’autres mesures (type remise en cause de la baisse de l’IS). Certains économistes mettent également en garde sur la possibilité que cette prime remplace à terme des augmentations de salaire qui n’ont évidemment pas le même coût… ! A suivre, donc, lors des prochaines négociations pour la rémunération FY20.