Quand les gens ne pensent qu’aux femmes…

Aujourd’hui, impossible de passer à côté… le 8 mars est la journée des droits des femmes.

Pourtant, qui a entendu que le 1er mars était aussi le « Zero Discrimination Day »?

Notre équipe myCFE-CGC s’attache à lutter contre toute forme de discrimination, de l’axe LGBT+ à l’apparence physique, du genre aux convictions religieuses ou philosophiques (salutations aux pastafariens en passant!), de l’état de santé à l’âge (clin d’œil aux nouveaux seniors de 40 ans).

Dans ce contexte, nous souhaiterions aujourd’hui vous présenter deux réflexions :

50/50 ! C’est l’injustice objectivée pour le recrutement !

Fini la non-discrimination basée sur la simple méritocratie, on regarde désormais très très attentivement le genre des personnes recrutées et une femme candidate a plus de chances d’être recrutée qu’un homme candidat étant donné qu’Accenture France reçoit davantage de CVs masculins. On nage en pleine discrimination positive… Irait-on un seul instant promettre un 50/50 sur les promotions aussi alors qu’il y a environ 62% d’hommes dans nos effectifs ??? Or, être recruté, pour beaucoup de candidats et candidates, c’est un peu la promotion au level d’arrivée dans une belle entreprise, non ?

La discrimination positive a déjà commencé à créer du mal-être dans l’entreprise, et malheureusement les femmes en sont les premières victimes. En effet nous avons déjà rencontré des collaboratrices craignant d’avoir été recrutées pour leur féminité davantage que leurs compétences et d’être ainsi perçues par leurs collègues. Voilà ainsi comment on recrée un moyen de pression sur les femmes, obligées à nouveau de prouver leur légitimé.

Cf. Tribune : Discrimination positive, Malika Sorel décrypte les dangers de ce « poison » qui « divise le corps social » (le Figaro, 8 mars 2017)

Nous n’allons pas le nier, tout n’est pas parfait : nous devons rester vigilants sur les répartitions des augmentations, bonus et promotions qui ont été parfois déséquilibrées, et nous continuons à regretter la sous-représentativité des femmes dans les rôles de direction, on attend donc que les promesses de ce côté-là se concrétisent.

Second AXE, allons là où le bât blesse pour les femmes chez Accenture en France : la parentalité.

Nous estimons que notre culture est encore bien trop basée sur une culture patriarcale où Papa travaille et Maman s’occupe des enfants. La preuve en est, l’expertise mandatée par le CSE sur les retours d’expérience des femmes au sujet du congé maternité ! On entend encore chez Accenture des choses affligeantes sur la question (nous vous en dirons davantage prochainement). Cassons cette culture, allons jusqu’à demander un congé second parent obligatoire de même durée que le congé maternité ! Au-delà d’Accenture c’est un enjeu de société, qui est partant ?!